27/1/2008 - LA NATURE DE LA FÉMINITÉ
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La féminité
ne doit jamais être définie d'une manière frivole qui rend
obligatoirement «non féminin» une femme qui est pleinement compétente
et hautement respectée en tant que médecin, cadre, ou érudit
biblique.La féminité ne devrait pas non plus être essentiellement
reliée à lacuisine, les vêtements sensuels et une attitude douce et
servile. La féminité, comme la masculinité, a plus à faire avec
l'attitude de la femme envers elle-même et envers les autres alors
qu'elle s'implique elle-même dans les relations. Une
femme pieuse est plus intéressée à donner ce qu'elle a pour répondre
aux besoins de quelqu'un qu'à développer ses talents. Elle est
consciente que sa contribution spécifiquement féminine dépend des
choses à l'intérieur de son coeur qui affectent son style de relation. Une
femme se sent le plus uniquement féminine quand elle prend plaisir dans
sa capacité à fortifier les relations et à encourager les autres en les
invitant à jouir des bénédictions inhérentes aux relations. Unefemme
est moins centrée sur l'achèvement comme un moyen pour se sentir
complète (même si une femme obtenant son diplôme de médecine sera tout
aussi heureuse qu'un homme dans la même situation). Plus, elle tend Ã
estimer le don de quelque chose d'elle-même pour nourrir les relations
et les attachements profonds. Son attention est moins centrée sur
l'avancement dans le monde et plus centrée sur le développement d'un
réseau de relations. Carol
Gilligan a rapporté une série d'interviews avec des femmes qui avaient
réussi grandement dans le domaine professionnel : «Quand on leur a
demandé de se décrire elles-mêmes, toutes les femmes ont décrit une
relation, représentant leur identité dans la connexion d'une future
mère, d'une épouse au moment présent, d'un enfant adopté, ou d'un
amoureux passé. Ces femmes qui avaient grandement réussi n'ont pas fait
mention de leurs distinctions scolaires et professionnelles quand elles
se sont décrites elle-mêmes. S'il y a une chose, elles ont regardé
leurs activités professionnelles comment mettant en danger leur propre
sens d'elles-mêmes... L'identité est définie dans le contexte de la
relation.» Gilligan
continue en disant que les hommes se voient eux-mêmes plus comme des
individus séparés, accomplissant quelque chose, que comme des personnes
dont l'identité est trouvée dans les attachements relationnels. «Au
lieu de l'attachement, l'imagination mâle est rivée sur la performance
individuelle». Les
idées de séparation, de performance et d'intrusion semblent plus
enracinées dans la nature masculine alors que
l'implication,l'attachement et l'invitation appartiennent plus
clairement à l'identité féminine. La
femme se voit elle-même comme invitant les autres à goûter le Seigneur
à travers elle. L'homme se voit lui-même avançant vers les autres avec
un impact puissant. Je ne pense pas étirer les choses trop loin en
regardant la sexualité physique comme une image merveilleuse de la
sexualité personnelle : les hommes se sentent complets quand ils
entrent avec force ; les femmes se sentent appréciées quand elles
invitent chaleureusement. La
féminité, en son centre, est la prise de conscience sécurisante de la
substance que Dieu a placée dans la femme qui la rend capable d'inviter
chaleureusement avec confiance les autres dans une relation avec Dieu
et avec elle-même, sachant qu'il y a dans chacune des relations quelque
chose de très plaisant.
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